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Les défenses de nos cellules peuvent-elles influencer l’évolution du coronavirus ?
Le virus responsable du Covid-19, le SARS-CoV-2, évolue en accumulant des mutations dans son génome. Parmi celles-ci, certaines modifications pourraient être liées à des enzymes naturellement présentes dans nos cellules, appelées APOBEC3. Ces enzymes participent aux défenses antivirales et sont connues pour muter le génome de certains virus.
Dans cette étude, l’équipe de recherche a testé si les protéines APOBEC3 pouvaient interagir avec les différentes protéines du SARS-CoV-2. Elle a identifié que la protéine de nucléocapside du virus, qui s’associe au génome du virus et le protège, se lie à deux enzymes, APOBEC3G et APOBEC3H. De manière intéressante, ces dernières interagissent aussi avec les protéines de nucléocapside des autres coronavirus humains.
Les résultats de cette étude suggèrent donc l’existence d’un mécanisme d’interaction ancien et conservé entre les défenses cellulaires et les protéines de nucléocapside des coronavirus circulant chez l’homme. De futures recherches devront déterminer si ces interactions permettent aux enzymes APOBEC3 de freiner la réplication de ces virus ou de modifier leur génome.
*Jordi Exposito Trivino, Boursier FRIA FNRS, Département de médecine vétérinaire, UNamur
*Alexandra Decloux, Chercheuse doctorante, Unité de recherche vétérinaire intégrée, UNamur et Laboratoire de biologie cellulaire, UMONS
Théo Massart, Boursier FRIA FNRS, et Laboratoire de biologie cellulaire, UMONS
Maxence Collard, Boursier FRIA FNRS, Département de médecine vétérinaire, UNamur
Jean-Claude Twizere, Directeur de recherches FNRS, Viral Interactomes Laboratory, ULiège
Nicolas Gillet, Professeur, Département de médecine vétérinaire, UNamur
Et al.
« The innate antiviral factors APOBEC3G and APOBEC3H interact with the nucleocapsids of human coronaviruses in an RNA-dependent manner», Viruses, juillet 2026.

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